เสือมังกร pantip_วิธีเล่นw88 _รอยัล777

Mettre la main à la pate permet de nous éloigner des aliments transformés, qui représentent près de la moitié des calories ingérées par les Canadiens. C’est aussi une occasion en or de transmettre nos connaissances culinaires aux enfants, qui sont en pleine découverte des aliments.
Photo: Akilina Winner iStock Mettre la main à la pate permet de nous éloigner des aliments transformés, qui représentent près de la moitié des calories ingérées par les Canadiens. C’est aussi une occasion en or de transmettre nos connaissances culinaires aux enfants, qui sont en pleine découverte des aliments.

Depuis la sortie du nouveau Guide alimentaire canadien (GAC) mardi dernier, il a surtout été question de la métamorphose des portions en proportions et de l’élimination du concept de groupes alimentaires. Mais un tout nouveau volet a été ajouté à la nouvelle mouture du GAC?: l’aspect social entourant l’acte de manger.

Au verso de la version résumée du GAC, il y a sept conseils sur les comportements alimentaires à éviter ou à adopter pour améliorer la santé de la population, notamment cuisiner plus souvent, savourer les aliments et partager nos repas en bonne compagnie.

En mettant la main à la pate, cela nous permet de nous éloigner des aliments ultratransformés, qui représentent près de la moitié (48?%) des calories ingérées par les Canadiens. Comme nous pouvons le lire sur le site de Santé Canada, ces aliments ??qui contribuent à une consommation excessive de sodium, de sucres libres ou de lipides saturés nuisent à la saine alimentation. Ils ne devraient donc pas être consommés sur une base régulière??.

Le vrai go?t des aliments

Cuisiner nous permet donc d’éviter de dépendre des aliments ultratransformés pour nous nourrir et nourrir nos enfants. Cela nous permet également de renouer avec le vrai go?t des aliments, longuement altéré par une abondance de sel, de sucre et d’ar?mes plus ou moins naturels. De quoi nous aider à les savourer pleinement. C’est aussi une occasion en or de transmettre nos connaissances culinaires aux enfants, qui sont en pleine découverte des aliments.

Puis, quand vient le moment de passer à table, la convivialité est l’invitée d’honneur. De fait, Santé Canada nous rappelle que ??partager des aliments sains en compagnie de proches, d’amis, de voisins ou de collègues de travail est une excellente fa?on de tisser ou de renforcer des liens tout en rendant la vie agréable. Cela procure de nombreux avantages tout en contribuant à un mode de vie sain??. Il est réducteur et simpliste de croire que bien manger se résume à la teneur en vitamines et minéraux des aliments dans notre assiette. Cela correspond plut?t à l’idée que la valeur nutritionnelle d’un aliment n’est que la somme de tous ses nutriments, une idée aussi connue sous le terme ??nutritionnisme??.

S’il est important de cuisiner plus souvent et de partager nos repas en bonne compagnie, il est tout aussi pertinent de prendre conscience du contexte dans lequel nous prenons nos repas.

à ce sujet, Santé Canada explique qu’??il s’agit d’être conscients de ses habitudes alimentaires, de prendre le temps de manger et de remarquer quand on a faim et quand on est rassasié??.

Pour y parvenir, ce nouvel outil de référence nous invite entre autres à reconna?tre la fa?on dont nous avons l’habitude manger, l’endroit où nous mangeons et la raison pour laquelle nous le faisons.

Selon Santé Canada, cela nous permettra entre autres ??de faire plus souvent des choix plus sains, d’apporter des changements positifs à [nos] comportements alimentaires habituels et de [nous] reconnecter à l’expérience de manger en créant une prise de conscience de [nos] sensations, pensées, émotions et comportements??. Dans le but de créer un environnement favorable aux saines habitudes de vie, cette prise de conscience est de mise pour faire changer les choses, autant du c?té du consommateur que de celui des politiques alimentaires.

Parallèlement, en étant plus conscient de nos choix alimentaires et du contexte dans lequel nous consommons les aliments, cela nous amène à réfléchir davantage à l’impact environnemental de notre alimentation. Le fait que le GAC recommande d’inclure davantage de protéines végétales dans nos habitudes alimentaires suit d’ailleurs cette logique.

Nous connaissons déjà les bienfaits des végétaux pour la prévention de plusieurs maladies chroniques non transmissibles, comme les maladies cardiovasculaires et certains cancers. Mais il est aussi clairement démontré qu’une alimentation misant sur les végétaux (fruits et légumes, grains entiers, légumineuses, noix et graines) aide à réduire l’empreinte écologique de nos habitudes alimentaires.

En effet, comme l’indique la Commission-EAT publiée dans le journal scientifique The Lancet le 16?janvier dernier, ??les systèmes alimentaires ont le potentiel de nourrir la santé humaine et de soutenir l’environnement de fa?on durable…??

Sucre et viande rouge

La quarantaine de scientifiques ayant contribué à cette commission mettent toutefois en garde par rapport à la trajectoire actuelle de nos habitudes de vie qui mettent notre santé et l’environnement en péril.

Pour la corriger, ils recommandent de réduire de moitié notre consommation de sucre et de viande rouge et de doubler nos apports quotidiens en fruits, légumes, noix et légumineuses.

Force est de constater que la nouvelle approche du GAC va exactement dans cette direction, et ce, malgré les réactions de l’industrie alimentaire face à sa nouvelle édition.

En laissant de c?té les intérêts de l’industrie alimentaire dans la révision du GAC, Santé Canada se permet de mettre les consommateurs en garde vis-à-vis du marketing. Selon le ministère de la Santé, il ??est un type de publicité favorisant la vente de certains aliments ou produits alimentaires. De nombreux aliments et boissons commercialisés peuvent présenter une teneur élevée en sodium, en sucres ou en gras saturés??.

Tout compte fait, il n’est pas toujours évident pour les consommateurs de trouver l’information nécessaire pour faire de meilleurs choix alimentaires. De plus, la mise à jour du tableau de la valeur nutritive et de la liste d’ingrédients n’entreront en vigueur qu’en 2022.

Partager des aliments sains en compagnie de proches, d’amis, de voisins ou de collègues de travail est une excellente fa?on de tisser ou de renforcer des liens tout en rendant la vie agréable. Cela procure de nombreux avantages tout en contribuant à un mode de vie sain.

Il n’est pas non plus toujours facile pour les enfants de faire fi des stratégies de l’industrie alimentaire pour attirer leur précieuse attention. Bien que la Loi sur la protection du consommateur interdit depuis 1980 la publicité à but commercial destinée aux enfants de moins de 13?ans au Québec, d’autres stratégies les rejoignent quotidiennement, comme l’emballage des aliments.

Dans l’optique de faire adopter une telle loi partout au Canada et du même coup de resserrer la vis par rapport à la loi existante au Québec, le projet de loi fédéral S-228 est en attente d’approbation au Sénat.

Toutefois, des dizaines de lobbyistes freinent les démarches pour l’adoption de cette loi. Mais avec le nouveau GAC, cela pourrait contribuer à donner le feu vert à cette importante législation.

Rappelons-nous que le Guide alimentaire canadien ne sert pas uniquement aux consommateurs. C’est un outil de référence pour les institutions publiques qui s’y réfèrent afin de développer leurs recettes.

Il peut aussi être utilisé comme argument de taille pour favoriser le changement de certaines politiques et ainsi améliorer notre environnement de manière à ce qu’il encourage les saines habitudes de vie de tous les Canadiens.