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Dire que nous avons si longtemps entretenu l'idée (merci Freud!) que les clitoridiennes avaient tout faux.
Photo: iStock Dire que nous avons si longtemps entretenu l'idée (merci Freud!) que les clitoridiennes avaient tout faux.

Un homme ne se gratte jamais très longtemps les castagnettes à savoir s’il jouit du gland ou de la prostate. Mais nous, les femmes, étions condamnées à nous demander si nous étions vaginales, clitoridiennes, voire hystériques (qui vient d’utérus, en latin) jusqu’à aujourd’hui. Le boson de Higgs a été plus facile à trouver que le clitoris, seul organe dédié exclusivement au plaisir dans tout le corps humain, avec le lobe d’oreille.

On en parlait déjà dans la poésie grecque — au VIe?siècle avant Jésus-Christ —, mais l’industrie pornographique du XXIe?siècle, elle, nous ignore souverainement la praline. Et pour cause. La porno du moment — mis à part la porn féministe suédoise peut-être — demeure phallocrate à l’os. Enfin, si y’a un os. Ce dont je doute parfois.

Si vous n’avez pas la force de vous occuper d’un clitoris pendant quinze minutes (pauvre lapin), il est temps de reconsidérer votre hétérosexualité

Mon petit doigt (et pas que) me dit que 2019 sera l’année du clito, de la framboise, du bonbon, du bouton, de la petite fraise, vous choisissez. Il est partout le clitoris en ce moment, sauf peut-être dans les cours de sexualité de nos ados. Heureusement, ils ont des mères pour ?a, du moins, on l’espère.

Certains raffinent leurs connaissances ces jours-ci en visionnant Sex Education sur Netflix. Cette nouvelle série britannique met en vedette un adolescent, Otis, qui ne parvient pas à se masturber. Sa mère, une sexologue sexy désinhibée qui multiplie les amants, est un personnage particulièrement inspirant. Mon B me l’a recommandée?: ??Dépêche-toi de la regarder au complet, qu’on puisse en parler?!?? L’éducation, ce n’est jamais à sens unique, sinon ce serait une dictature intellectuelle. Et l’éducation sexuelle, je l’ai commencée avec lui dès l’age de trois ans, aidée par les premiers livres d’images. La franchise et la curiosité ont fait le reste.

Dire que nous avons si longtemps entretenu l’idée — une fake news, finalement (merci Freud) — que les clitoridiennes avaient tout faux. Elles jouissaient de fa?on ??immature??.

Selon une étude américaine conduite en 2015 auprès de 1055 femmes de 18 à 94?ans et parue dans le Journal of Sex Marital Therapy, moins du cinquième des femmes atteignent l’extase par simple pénétration?; le double d’entre elles (36?%) en y ajoutant la stimulation du haricot. Ma chroniqueuse sexe préférée, Ma?a Mazaurette du journal Le Monde, y allait récemment d’un article intitulé?: ??Et si l’amant parfait était une lesbienne???? Mes amies gaies ont beaucoup apprécié.

Festivulve ou Festiclit??

Déjà en 1963, Colette Renard se faisait sucer la friandise, frotter la péninsule, reluire le berlingot et chatouiller le bijou dans sa célèbre chanson Les nuits d’une demoiselle. Comme quoi il y avait une pointe d’espoir dans le tunnel de l’obscurantisme ambiant. Mais il a fallu attendre 2018 pour accoucher d’un Festivulve montréalais, lequel adoptera cette année le clitoris comme logo, avec organe gonflable géant pour bien visualiser le phénomène en 3D.

86 %
Pour les lesbiennes, ce sont les grandes orgues à ce taux, contre 65 % pour les hétérosexuelles, selon une étude américaine.?

J’ai demandé à son organisatrice et conceptrice, Mel Goyer, si le clitoris était monté en grade récemment dans notre inconscient collectif. ??Mets-en?! On n’en parlait pas avant parce que ?a ne sert pas à la reproduction. C’est un mythe tenace, les deux sortes d’orgasmes. On va sur Mars, mais on ne conna?t pas le clitoris. Un homme qui ne jouit pas, c’est anormal. Mais une femme…?? Son festival estival a attiré 2000 curieux-rieuses l’année dernière et généré du clic en abondance. Il y a une demande, c’est le moins qu’on puisse dire.

Quant aux lesbiennes que j’évoquais plus avant, encore selon une étude américaine, ce sont les grandes orgues pour elles à 86?%, contre 65?% pour les femmes hétéros. C’est mieux que les Saoudiennes, dont on apprenait la semaine dernière qu’elles doivent être accompagnées d’un homme pour être admises au paradis ??après?? leur mort. Sinon, elles demeurent dans le vestibule de l’enfer et le mec s’en va rejoindre ses 72 vierges. C’est comme ?a.

Avec la méthode Marie Kondo, tu dois prendre chaque objet et te demander : ? Est-ce que ?a m’apporte de la joie ? ? Bref, avec Marie Kondo, tout ce qui est safe, ce sont les dildos.

Mais revenons à nos boutons?: ils n’aiment pas être stressés. Toujours Ma?a, dans sa chronique du Monde le 13?janvier dernier à propos du cunnilingus, ??Précisez que vous n’êtes pas pressée?: parce que les hétérosexuels ont une facheuse tendance à instrumentaliser cette pratique pour remettre leur pénis au centre de l’univers (oh, quelle surprise, un pénis?!).??

N’oublions jamais que nous, les femmes, sommes nées de la c?te d’Adam, pas de sa queue.

Terra incognita

Si ?a ne faisait que s’arrêter là. J’ai visionné quelques vidéos récentes de ??méditation orgasmique?? et trouvé le mode d’emploi gratuit sur leur page Facebook à Montréal. C’est un service public, ne me remerciez pas.

Une de mes?amies aventureuses a offert son corps à cette science émergente qu’on nomme aussi ??sexualité consciente??. En résumé, elle s’est retrouvée dans une pièce, étendue sur un tapis de yoga, les jambes écartées, entourée de coussins, un inconnu assis à ses c?tés pour lui caresser le gardon durant 15 minutes, minuteur réglé sur le téléphone, la main dans un gant de latex et du lubrifiant au bout de l’index. On joue au docteur en groupe et j’imagine sans mal l’ambiance sonore. Apportez vos écouteurs.

Une participante évoquait la différence entre ??orgasme?? et ??climax?? (en anglais) et je trouve la nuance intéressante. L’orgasme engloberait toute l’expérience de montée symphonique. C’est le voyage dans le voyage qui compterait, davantage que la destination. Au prochain Meet Up (ils ont un groupe), je vous préviens.

En ce qui me concerne, je ne suis pas payée assez cher pour jouer les cobayes, même les yeux fermés. Mon espionne a trouvé l’expérience ??intéressante??, mais à mi-chemin entre le malaise et le WTF. C’est le genre d’anecdote qui parfois se raconte mieux qu’elle ne se vit, bien que certaines prétendent avoir échappé à la dépression grace à cette technique révolutionnaire.

Grand bien leur fasse. Il n’y a pas de sots orgasmes. évoquant le yogisme et le tantrisme, cette ??méditation?? revêt le grand mérite d’enseigner aux partenaires masculins à développer leur dextérité fine et leur patience. Et aux filles à s’extirper des balises de la performance. Faire durer le plaisir, il faut en éprouver le désir.

Parlant désir, le clitoris y est très sensible. Et il ne simule jamais, lui.

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Pénis de table

Les conversations de vestiaire ou de taverne peuvent s’avérer très crues et riches en informations lorsqu’on tombe sur la bédé Pénis de table. Sept gars racontent tout sur leur vie sexuelle, de l’artiste fran?ais Cookie Kalkair. Les mecs, quatre Fran?ais et trois Québécois de 26 à 45?ans, représentent plusieurs tendances sexuelles, un pansexuel, deux bicurieux, un gai, trois hétéros en couple. Les échanges sont véritables, et de là la valeur ajoutée lorsqu’ils parlent orgasmes, fantasmes, performances. Et de leur pénis, bien s?r. On y apprend entre autres que 25?% des males simulent parfois l’orgasme, 84?% parce qu’ils s’ennuient et les autres parce qu’ils sont trop saouls… Je recommande l’ouvrage sans réserve et m’empresse de le refiler à mon B majuscule de 15?ans. dimedia.com

Réécouté

Les nuits d’une demoiselle avec Colette Renard. Vocabulaire grivois et sourire garanti.

Adoré

Vagin Tonic de Lili Sohn, un ??petit guide décontracté de la foufoune?? qui est en fait une bédé fort instructive et amusante sur l’anatomie féminine. Vaste fourre-tout d’information sur le vagin, le clitoris, la vulve, les menstruations, la fa?on de faire les bébés, la ménopause, bref la totale, sur un ton décomplexé et léger avec plusieurs clins d’oeil historiques. On y parle également d’hétéronormativité, un mot compliqué pour dire que la seule fa?on de voir le sexe nous vient souvent d’une norme hétéro et forcément masculine, avec pénétration à la clé en vue d’une éventuelle reproduction. Et ?a rime parfois avec ??frigidité??.

Souri

En visionnant l’émission On parle de sexe, à Télé-Québec, qui s’adresse aux ados de 13 à 15?ans. Leur segment ??Rosalie et Julien?? sur le clitoris est particulièrement bien tourné. à partager sans hésitation, même avec les plus grands…

  • Denis Paquette - Abonné 1 février 2019 04 h 09

    venir au monde ni fille ni garcon comme justifier une telle configuration a ses amis de classe

    plonger juste que dans l'anatomie n'est il pas se donner des droits qui dans le passé n'appartenait qu'a dieu, n'est ce pas ce qu'est devenu notre questionnement des genres,ce pourrait il que certains ne sauront jamais si ils sont une fille ou un garcon ou une part des deux soyons franc est ce l'anatomie qui cré le genre ou la culture combien disent que selon les circonstances ils sont capables de s'adapter au deux genrepeut être qu' un jour viendra ou ce sera un état de faits

  • Clermont Domingue - Abonné 1 février 2019 08 h 13

    Des bonbons

    Framboise,petite fraise et praline, tout cela est très bons. Certains peuples anciens avaient-ils découvert ces délices quand ils ont décidé d'enlever le clitoris aux petites filles? Pourqois?...

    Chère Josée, vous detenez peut-être le secret pour enrayer la surpopulation de la planète.

  • Hélène Lecours - Abonnée 1 février 2019 08 h 37

    Orgasmique

    On en apprend tous les jours, même à 73 ans, et ça donne du sens à la vie. Je ne sais toujours pas ce qu'est votre "B" mais ce n'est pas grave. J'apprends avec délice que mon lobe d'oreille est jouissif, ce que je savais déjà instinctivement. Vous avez la langue bien pendue en tout cas, sans mauvais jeu de mots, et cela est également jouissif. Comme il y a toutes sortes de jouissances, profitons-en aujourd'hui comme demain.

    • André Joyal - Abonné 1 février 2019 22 h 27

      «B» pour notre chroniqueuse c'est l'équivalent de c e qu'était Junior à une époque pour une certaine Nathalie, jeune retraitée de La Presse : son fils.

    • André Joyal - Abonné 1 février 2019 22 h 33

      Mme Lecours: moi c'est «gardon» que je ne sais toujours pas ce que c'est ( même si je le devine), car Google me conduit au nom d'une rivière de France ou encore à celui d'un...poisson (qui doit être minuscule...) .

  • André Guay - Abonné 1 février 2019 08 h 42

    BRAVO!

    Enfin les femmes vont dire aux hommes ce qui les fait jouir.
    Quand j'étais jeune homme si elles jouissaient, elles devaient faire semblant de "tomber dans les pommes" pour ne pas passer pour une cochonne. La fameuse réputation féminine... le froid était plus valorisé que le chaud.
    Trop facile de mettre la resnsabilité des difficultés sexuelles des femmes sur les hommes. Ça ne fait qu'ajouter à l'angoisse de la performance masculine, ce qui ne sert personne.
    Belle plume, tout de même.
    André Guay

  • Claude Therrien - Abonné 1 février 2019 09 h 12

    Alors là!!!

    Merde! On m'a fait chercher le point G depuis 20 ans...

    • André Joyal - Abonné 1 février 2019 22 h 30

      M.Therrien: Cherchez le point G, c'est déjà en soi faire acte utile.Vos partenaires ne vous en ont sûrement pas fait le reproche, que vous l'ayez trouvé ou pas. LOL