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Howard Schultz s’exprimant lors de l’assemblée générale des actionnaires de la cha?ne Starbucks, en mars 2015, à Seattle
Photo: Ted S. Warren Archives Associated Press Howard Schultz s’exprimant lors de l’assemblée générale des actionnaires de la cha?ne Starbucks, en mars 2015, à Seattle

Pour un homme d’affaires qui a transformé un petit torréfacteur en une cha?ne de cafés mondiale, qui s’est assuré que même ses employés à temps partiel bénéficieraient d’avantages sociaux et qui a versé environ 150?000?dollars américains à des campagnes démocrates, Howard Schultz, l’ancien président du conseil d’administration de Starbucks, suscite des réactions tièdes, voire hostiles, depuis qu’il a annoncé qu’il envisage une campagne présidentielle en 2020.

C’est en partie parce que — comme il l’a dit à 60 Minutes dimanche sur les ondes de CBS News — M.?Schultz envisage de se présenter en tant qu’indépendant, ce qui selon plusieurs pourrait soutirer des appuis au candidat démocrate et offrir la Maison-Blanche sur un plateau d’argent au président เครดิต ทดลอง เล่น ฟรี 500 บาทDonald Trump.

David Axelrod, un ancien conseiller du président Barack Obama, et Tina Podlodowski, la présidente du Parti démocrate dans l’état de Washington — où M.?Schultz habite depuis des décennies — comptent parmi ceux qui le pressent de ne pas se présenter comme indépendant. ??Pour quelqu’un qui prétend être un démocrate à vie, je pense que se présenter comme indépendant [en ce moment] n’est pas une bonne chose à faire??, a dit Mme?Podlodowski.

Même son de cloche du c?té de Julian Castro, l’ancien secrétaire du Logement et du Développement urbain dans le gouvernement Obama, qui a annoncé une candidature à l’investiture démocrate ce mois-ci. Il a déclaré dimanche sur les ondes de CNN qu’il craignait qu’une éventuelle campagne indépendante de M.?Schultz ??donne à Donald Trump son meilleur espoir d’être réélu??.

Le milliardaire de Seattle, agé de 65?ans, amor?ait lundi une tournée de promotion de son dernier livre, From the Ground Up?: A Journey to Reimagine the Promise of America. Il s’arrêtera cette semaine à New York?; à Tempe, dans l’Arizona?; à Seattle?; et à San Francisco — mais aucune date n’est annoncée pour l’Iowa ou le New Hampshire, qui seront deux des premiers états à voter lors des primaires.

Ce n’est pas la première fois que le nom de M.?Schultz est évoqué comme candidat potentiel, et le principal intéressé n’a rien fait pour dissiper les conjectures sur ses ambitions présidentielles depuis qu’il a déclaré, lors de sa retraite de Starbucks en juin dernier, que son avenir pourrait inclure ??le service public??.

Socialement engagé

Sur papier, M.?Schultz offre un certain nombre de qualités qui pourraient plaire aux électeurs. Il a grandi dans un logement social à Brooklyn, à New York, et a été le premier membre de sa famille à obtenir son dipl?me universitaire.

Il a acheté Starbucks quand la petite cha?ne ne vendait que du café en grains et l’a transformée en un véritable empire qui compte maintenant près de 30?000 magasins dans 78 pays.

En cours de route, il a adopté une philosophie de responsabilité d’entreprise, faisant de Starbucks l’une des premières entreprises américaines à offrir des options d’achat d’actions et une assurance maladie, même aux employés à temps partiel, et plus récemment, en partenariat avec l’université Arizona State, à couvrir les frais de scolarité des travailleurs souhaitant obtenir leur baccalauréat en ligne.

Il s’est aussi attaqué à des problèmes sociaux controversés. En 2013, Starbucks a demandé à ses clients de ne pas apporter d’armes à feu dans ses restaurants après la fusillade de l’école élémentaire Sandy Hook. En 2015, après que plusieurs hommes noirs eurent été tués par la police, M.?Schultz a suscité la colère et le ridicule en exhortant les baristas à écrire ??Race Together?? sur des gobelets.

Au centre de l’échiquier

Bienfaiteur démocrate de longue date, certaines de ses opinions pourraient entrer en conflit avec le parti. Bien que certains candidats potentiels, y compris les sénatrices du Massachusetts Elizabeth Warren et de la Californie Kamala Harris, soient en faveur des soins de santé à payeur unique, d’un lourd fardeau fiscal pour les riches et de la gratuité de l’éducation dans les universités publiques, M.?Schultz a dénoncé certaines de ces propositions comme étant irréalistes et a plut?t mis l’accent sur la croissance économique et la réduction des droits pour ma?triser la dette publique.

??Je suis préoccupé par le fait qu’autant de voix au sein du Parti démocrate vont si loin à gauche, a déclaré M.?Schultz à CNBC en juin dernier. Je me?demande, “Comment allons-nous payer toutes ces choses??” En termes de choses comme un payeur unique ou de ceux qui disent que le gouvernement va donner un emploi à tout le monde, je ne pense pas que ce soit réaliste.??