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L’étoile Soledad Barrio
Photo: Productions Nuits d’afrique L’étoile Soledad Barrio

??La difficulté [the tricky thing], ce qu’on cherche à travailler depuis longtemps, indique Martin Santangelo, directeur artistique et danseur de la troupe Noche Flamenca, c’est de trouver comment utiliser le flamenco et son langage pour parler des différentes réalités de la condition humaine. Je tente de plonger de plus en plus profondément dans le flamenco pour parler de la tristesse, du deuil, de la solitude.?? Pour Circle of Desire, c’est en poursuivant son étude sur les duos que la célèbre compagnie, cofondée par M.?Santangelo et par l’étoile Soledad Barrio, défie le flamenco.

Circle of Desire?? Des cercles de désir comme d’autres cercles de l’enfer?? L’inspiration, comme pour le précédent La ronde, passé ici en 2016, vient de la pièce de théatre du même nom d’Arthur Schnitzler, qui fit scandale à sa sortie en 1903, et du cultissime film qu’elle a inspiré en 1950 au réalisateur viennois Max Ophüls (1902-1957), avec une distribution en or brut (Gérard Philippe, Simone Signoret, Danielle Darrieux, Serge Reggiani, Jean-Louis Barrault, pour ne nommer que ceux-là).

??Dans la pièce comme dans le film, on assiste à ce même cri, ce même hurlement, ce cri que provoque la possibilité comme l’impossibilité de la relation humaine??, dit Martin Santangelo en décortiquant ces deux oeuvres pour lui très marquantes. On suit en noir et blanc dans la version grand écran un couple après l’autre, avant et après l’acte sexuel, sans jamais voir ledit acte.

Une prostituée part avec un soldat, lequel rencontre ensuite une bonne, qui après croise un fils de bonne famille, et ainsi de suite, et l’arbre est dans ses feuilles… ??Ce qui est fascinant dans cette structure, poursuit M.?Santangelo, c’est que tout se passe toujours seulement entre deux personnes, mais qu’à chaque nouvelle rencontre, chaque personnage révèle un nouveau visage. Il y a un jeu d’intimité et de révélation. J’ai “volé” cette structure. Et l’idée de travailler les duos.??

Une idée qui n’est pas anodine. Car ce travail de duo pousse le flamenco dans ses recoins. Son étude, entamée dans La ronde, se poursuit dans Circle of Desire, qui en est une version étendue et réécrite, en quelque sorte. Les duos n’y sont pas le fait des seuls danseurs, mais se jouent parfois aussi entre musiciens. ??Tout, en flamenco, est tellement, tellement basé sur le solo, poursuit M.?Santangelo. Faites un duo, et soudain se perd la relation du danseur à son ego, autrement si importante.??

Une expérience que la danseuse Soledad Barrio a adorée, mentionne-t-elle en espagnol, parce que différente, justement, très différente, et ??parce qu’alors, ce n’est pas seulement moi qui parle de moi-même. Le duo force à communiquer.??

Si la compagnie, maintenant sise à New York, est réputée comme l’une des plus authentiques dans sa relation au flamenco, sa danseuse étoile n’adopte pourtant pas cette définition. ??Je danse le flamenco, c’est ainsi que j’ai été formée, c’est cette danse qui ma formée, dit Mme?Barrio, traduite vers l’anglais par son collègue. Si je cherchais à garder cette notion d’authenticité, ?a me?limiterait. Ce que je cherche davantage, c’est l’expression d’une humanité, des conflits intérieurs propres à l’humain.??

L’important, pour Soledad Barrio, en tant que danseuse, c’est de se mettre en contact avec le moment présent. ??Je prends des classes de ballet et de claquettes, je regarde beaucoup de films importants de l’histoire du cinéma, je vais voir des spectacles?: je m’expose autant que je le peux aux autres formes artistiques. Et je cherche à intégrer ce que j’en per?ois le plus possible à même le flamenco.??

Circle of Desire

De Soledad Barrio et Noche Flamenca Dans le cadre du Festival Nuits d’Afrique Au Gesù, du 1er?au 3?février